Vendredi 23 novembre 2007

Bonsoir à tous,
Il est tard, je suis très fatiguée et pourtant je ne suis pas couchée... Bref, rien d'intéressant en perspective pour cette article donc je vais continuer toute seule, je vous invite à appuyer sur la petite croix en haut de votre écran en haut à droite.
Merci et à plus tard.

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Photo : Cambrils, Pâques 2002





* Pensée n°1 :
Envie d'ailleurs.
España España, te echo de menos...
Envie d'ailleurs.
España España, te echo de menos...
Envie d'ailleurs.
España España, te echo de menos...

* Pensée n°2 :
Una librería con encanto, con una librera maravillosa...
España España, te echo de menos...
Isabel Isabel, te echo de menos...


* Pensée (rapide) n°3 :
Je suis en train de devenir folle...

* Pensée n°4 :
Tantas lenguas sabes tantas veces eres persona...

* Pensée n°5 :
Ya no quiero que me digas que la encontraste retorcida de dolor... Nunca más... Ella se preocupa por mí. Ella se preocupa por mí. Pero yo estoy bien. Estoy muy bien. Me preocupo por ella... Me preocupo por ella.

* Pensée n°6 :
- Fuiste mi faro, mi verdadero faro
- Querido A. por primera vez, empiezo a dudar del sol... Dolores era el sol y se apagó en silencio. La vida... esta puta vida...
- Tiburón, tiburón...
- Veo veo...
- [...], no estés triste, piensa que me voy con el cuerpo livianito y los pulmones llenos de aire...
- ¿ Y Dolores ? ¿ Y Dolores ?
- ¿ Sabes nadar ? Se va a tirar...
- Te quiero... yo más...


* Pensée (rapide) n°7 : 
Il y a vraiment des fois où je me fais peur.

* Pensée n°8 :
Envie de partir un peu, de filer loin, de voir d'autres choses que je connais déjà, d'aller là-bas... Envie de retourner en su pequeño gran ricón de libros... Envie de lointain. Envie de parler espagnol. Envie de faire une pause avec le Français. Envie de ne plus me retourner. Envie de m'écouter... Envie de marcher sur la plage. Envie de mettre les pieds dans l'eau. Enfin de plonger mes doigts dans le sable. Envie d'entendre ces oiseaux. Envie de vivre cette vie. Envie de revoir cette vie. Envie de la retrouver. Me gustaría tenerte cerca y poder mirarte a los ojos mientras te hablo... Envie d'Espagne. Envie de la retrouver...

* Pensée n°9 :
Envie de me mettre devant le feu, avec ma Lunita contre moi, un livre sur les genous et un bol de lait brûlant mélangé à du miel entre les mains. Envie d'attendre, d'attendre sans bouger, recroquevillée sur moi-même, sans bouger, avec le bol brûlant entre mes mains, sans bouger. Envie de me "déplier" tout doucement, tout doucement, tout doucement et de porter le bol doucement, tout doucement, à mes lèvres pour boire le liquide, le boire doucement, tout doucement. Envie de le sentir me réchauffer, moi qui ai si froid. Envie de ressentir cette sensation de bien-être et de douceur envahir tout mon corps... 

Ganas de ponerme delante del fuego con mi Lunita, un libro y un tazón de leche hirviendo con miel en mis manos. Ganas de esperar, esperar sin moverme, acurrucada en mi misma, sin moverme, con el tazón en mis manos, sin moverme. Ganas de desplegarme, muy lentamente, muy lentamente, muy lentamente y llevar el tazón lentamente, muy lentamente a mis labios para beber el dulce líquido, beberlo lentamente, muy lentamente. Me gusta sentirlo calantarme y despedir su calor y su dulzura dentro de mi cuerpo. 

* Pensée (rapide) n°10 : 
Il est tard. Je suis fatiguée.

* Silence (rapide) n°1 :
... ?

* Pensée n° 11 : 
España - Isabel - salsa - Libros - Fuego - Calor - olas - Leche con miel - Eres mi miel - español - películas - Faro del sur - ACF - Moon - dolor - enfermedad - pulmones llenos de aire - vida muerte - ruido - revolución - Lunita - silencio - evadirme - un poco - clase - Andalucía - LPI - yo más - ayudar - querer - amigos - acariciar - carecer - cansada cansada cansada - Pascua - ese hombre - luz - 15 - divinidad - valse à trois temps - ave - mar - extenuación - ¿hasta cuando? - ¿cómo? - escribir - cuerpo - Tangos-el exilio de Gardel - ronroneo - casita - cuerpo livianito - gota de agua - 43 kg - descansar - cine - Cambrils - Navidad - Thomas mi hermano menor - parecer - vitamina C - mucho - ¿y después ? - tiburón -  Maurane - Charly Chou - Pachamama - cama...

* Pensée (rapide) n°12 :
Pétage de plombs total

* Pensée n°13 :
Est-ce que c'est possible d'avoir le mal du pays avec un pays qui n'est pas le nôtre ?!?! España España, te echo de menos... Dis ? Tu me fais une place dans ta valise ? Non ! Ne me laisse pas. España España, te echo de menos... Espérame, ya voy... ♪♫ Quizás quizás quizás ♫♪ Ya voy... 

* Pensée n°14 :
Enfermedad de mierda... Puta vida... C'est toujours les gens qu'on aime qu'elle nous enlève. Abuelito mío... Abuelita mía... ¿ Y ...? ¡ Nunca ! Foutue cigarette... Foutue vieillesse... Foutus corps incapables de nous supporter, de nous porter et de nous laisser ! Foutue vie incapable de nous guarder...

* Silence n°2 :
...

* Pensée n°14 :
Envie de ne plus m'inquiéter. Envie d'enfin pouvoir dormir. Envie d'oublier un peu. Envie de penser un peu à moi. Envie de silence. Envie d'avoir chaud. Envie d'Espaaaagne. Mi miel...


* Pensée n° 15 :
Petit sourire...  un bouton en héritage...  une jolie fleur ... la no Alteza del teclado.

* Pensée n°16 :
C'est loin l'Espagne. Maman, on est bientôt arrivés ? Y a combien de temps pour aller jusqu'à Cambrils ? Ça fait combien 9 heures ? Quand il fera nuit ?! Mais c'est dans longtemps la nuit... Dolores era el sol y se apagó en silencio... NOCHE
C'est quand les vacances de Pâques ? En avril ? C'est quand avril ? Quand il fera presque chaud ?! Mais c'est dans longtemps avril !!!
Esperar esperar esperar... Estoy harta de esta palabra. Yo quiero ir. Ahora y punto.

* Pensée n°17 :
¡ ESPAÑAAAAA !

* Pensée n°18 :
Envie envie envie, je veux... Tes parents ne t'ont jamais dit que quand on réclame on n'a jamais ?!









Silence

Par María
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Samedi 17 novembre 2007

   Bonsoir à tous,
   Aujourd'hui, un petit article où souffle un vent de révolution, d'incompréhension et de révolte dans l'air.
   Tout le monde le sait, le gouvernement français s'attache à supprimer des postes dans la fonction publique. Bref, on n'y pense pas trop, on ne veut pas trop gratter plus loin jusqu'au jour où ça en vient à nous toucher directement,  à toucher à ce qui est cher à nos yeux. 
   Je vous laisse lire cette copie d'un article de notre tant aimée Charly Chou. Je me suis permis de toucher à quelques petits trucs (mes ajouts sont en italiques dans le texte)... j'espère que tu ne m'en voudras pas linda (te quiero mucho ♥).
   Sur ce, ciao et à la prochaine.

DSCF0014.JPG Photo : mon fréro... République Dominicaine - février 2004


Chers et chères LPiens,
Citoyens du monde et d'ailleurs,


    Vendredi soir, à la sortie du lycée, quelques professeurs, M. Cuenca Montesino (aussi connu sous le nom de Su Alteza pour ceux qui fréquentent souvent ces quelques pages) et Mme Diaz Gonzalez (prof d'Allemand... ne pas se fier aux apparences !). Dehors, distribuant des papiers aux parents d'élèves passant par là... Papiers, feuilles de papiers... véritables bouteilles jetée à la mer : appel au secours, SOS...
   Cinq personnes du LPI (soyons optimistes et continuons à lui donner ce nom...) vont être mises au chômage et ce, à cause de notre très cher gouvernement (que les Français ont élu, il faut le rappeler) qui, après avoir créé ces postes parce qu'ils étaient nécessaires au bon fonctionnement de notre lycée, souhaite aujourd'hui les supprimer. Cocace situation... Et nous avons tout à y perdre... et ces gens qui vont être mis à la porte encore plus.
   Les suppressions de postes ne sont tout de même pas une nouveauté (il faut quand même le dire) mais bon... Si ces bouteilles jetées à la mer ont pu faire réagir et si ça peut permettre aux gens d'ouvrir les yeux, de réagir un peu et d'arrêter de rester passif face à tout ça... je suis au moins à moitié satisfaite.
  
   Notre lycée est un tout, il est spécial et unique, spécial et unique parce que des gens ont voulu le tirer du lot, parce que nous y vivons et que nous essayons de le rendre différent, de le faire survivre, d'y apporter quelque chose.
   Mais le LPI est aussi un esprit, une communauté de personnes qui travaillent ensembles, qui veulent s'entraider, communiquer, monter des projets, "vivre" et faire vivre le lycée, notre lycée. Oui.
Le LPI est avant tout un lycée, notre lycée. Rappelons-le, un lycée est un endroit où des jeunes étudient toutes sortent de matières (qu'ils ont plus ou moins choisi ^^). Au LPI, c'est assez différent même si bien sûr, certaines de ces matières comme les Maths, le Français, les langues sont commune aux autres lycées de France mais d'autres sont particulières au LPI. Il est INNOVANT aussi pour cela.
   Le LPI a sa propre radio (DELTA FM) qui est aujourd'hui menacé car notre pro risque d'être bientôt au chômage, et donc, nos PID, nos ACF, nos BAS et même parfois la réalisation de nos TPE est "au bord du gouffre".
   Comme je l'ai signalé précédemment, nous possédons des matières quelque peu spéciales (ACF, BAS, PID) et bien sûr, on est toujours prêt à nous aider... Cette aide risque de ne plus avoir lieu car la personne de la vie scolaire va devoir quitter notre établissement. Toutes ces matières nous les devons (en partie) à nos professeurs qui les entretiennent et les font vivre. Même si nous les critiquons beaucoup, chacun sait que les professeurs et ceux qui s'engagent à nous apprendre un montón de cosas sont la base de notre avenir et que par conséquent ils participent à écrire une page de notre vie, à nous créer un lendemain. 
   Comme beaucoup de lycée nous possédons un CDI que nous appelons CRD. Celui-ci "est bien pratique" pour  lire, rêver, réviser, faire des recherches, des exercices, consulter nos mails... Comment feront nous si le CRD ne fonctionne plus à chaque instant car une des personnes le faisant tourner est menacée par cette ****** de suppression de poste ? Il ne pourra en effet plus être ouvert à toute heure, ce qui est le cas actuellement.
   Enfin, l'administration du lycée va être chamboulée et ralentie car nous allons perdre un de ses membres. Le self va changer, être modifié et ne fonctionnera plus aussi bien. Le personnel va être surchargé de travail (comme s'il ne l'était déjà pas assez comme ça...) et ce toujours à cause de l'emputement d'un de ses membres.

   Notre deuxième "I" acquit depuis peu risque lui aussi de dispaître puisque bientôt, plus personne ne pourra s'occuper de le faire vivre (même si selon moi, il n'a jamais vraiment été justifié mais bon... ça me regarde et c'est une autre question), tout juste de le faire survivre... Où sera notre avenir alors que le monde proggresse et que l'apprentissage des langues devient une nécessité ? Que va devenir notre lycée sans ses deux "I" et son "P" ? Je vous le dis, il deviendra Lycée, et c'est tout. Mais le LPI ou... LP2i n'est pas simplement un lycée, parlez avec les enseignants, parlez avec les élèves, parlez avec les LPiens... ils vous le diront... 


El pueblo, unido jamás será vencido... espérons.

Par María
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Samedi 3 novembre 2007

   Savez vous ce qu'est une valse à cinq temps ? Une valse à cinq temps, c'est une valse (comme son nom l'indique) sauf que au lieu de compter "un deux trois quatre cinq six" ou "un deux trois un deux trois", on compte "un deux trois un deux". C'est tout bête !
   Comme vous le savez, j'ai quelques passions dans la vie et quelques "petites" choses (et personnes) qui me sont chères : mes amis, l'espagn♥l... ET LA DANSE ! Hier, je me suis donc rendu à l'habituel cours de danse et cette fois-ci, ce n'est pas Hélène, ma prof de tous les jours qui a donné le cours mais une ancienne élève qui s'appelle Armelle et qui est maintenant chorégraphe (attention attention ^^) à Paris. C'est elle qui va monter la chorégraphie de notre spectacle de fin d'année, le gala tant attendu.
   Bref, et elle nous a donc appris qu'il existe des valses à 5 temps !
   Nous nous sommes donc mis par deux et c'est parti ! On a "valsé" pendant quelques minutes (sans se marcher sur les pieds bien évidemment) et en rythme s'il vous plaît ! ♥ Mél... ma partenaire de valse à cinq temps ♥ 

*un deux trois un deux ; un deux trois un deux* 


   Tout ça pour nous faire entrer dans la musique et nous faire comprendre le rythme à cinq temps. Ensuite, on a vraiment commencé à danser (non pas que la valse à cinq temps ne soit pas une danse !!!). Et là, l'extase ! C'était... extra ! Je ne sais pas comment expliquer. C'était... différent, tellement agréable. J'ai dansé comme je n'ai jamais dansé avant. Avec énormément de plaisir, en pénétrant tout entière dans cette danse, on m'y plongeant à corps perdu, en m'y sentant bien. Comme si j'avais endossé un vêtement exactement à ma taille au détail prêt.

...

   Un nouveau souffle

...

Comme quand on est seul dans sa chambre et qu'on tourne, qu'on virevolte, qu'on ne pense plus à rien, qu'on danse ! Sans que personne ne nous regarde...



   J'aurais pu rester des heures et des heures, sans me lasser, sans sentir mes muscles crier "stop, on n'en peut plus !!!" Et cette musique qui m'enveloppait toute entière et mes membres fatigués qui pourtant en redemandaient.

...

Danzar, danzar hasta la extenuación...


PS : Mél' je t'aime, ma partenaire de valse à cinq temps ! ♥

Par María
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Dimanche 21 octobre 2007

   Comme vous le savez, ou comme vous ne le savez pas, je voue un véritable culte à ma Lunita et aux chats en général, animal merveilleux, fier, libre, magnifique.

   C'est dommage que ce soit aussi difficile de décrire des sentiments. Ce sentiment que l'on peut éprouver en entendant le petit ronronnement de satisfaction d'un chat, ce bien-être que provoque la petite boule chaude qui dort tout contre nous, le déchirement quand il faut l'abandonner pour une semaine le lundi matin, l'attendrissement en voyant la petite minette se cassant la figure en essayant de monter sur un meuble trop haut pour elle, les rires face aux "crises de folie"... *Joie joie joie*
   Aaaaah... ¡ me encantan los gat♥s ! ¡ QUIERO (a) MI PEQUEÑA LUNA ! (pas besoin de traduction j'imagine)


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Et vous savez aussi à quel point j'aime aussi les mots... alors je vous "balance" le petit poème d'un grand auteur.


Les chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal


    Un article pour ne pas dire grand chose. Enfin bref, voilà. Je pense que ce sera tout pour ce week-end. ¡ Un beso enorme a todos ! ¡ Hasta luego ! ( Un énorme bisou à tous et à bientôt !)

Par María
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Samedi 20 octobre 2007

   Pour commencer, une petite explication, pour ceux ou celles externes au LPI qui risquent de ne rien comprendre à ce que je vais raconter si je ne mets pas les choses au clair tout de suite.

Tout d'abord... qu'est-ce qu'une ACF ?

Définition du LPI (mon lycée) :

 

   Une ACF est une activité collective inter-niveaux au cours de laquelle les élèves ont à mener à bien un projet dont ils sont à l’initiative. Le projet est l’occasion de mettre les élèves en situation de développer leur autonomie :
- définition d’objectifs,
- planification dans le temps,
- choix des moyens,
- réalisation des objectifs retenus,
- respect d’un échéancier...

 

   Ce projet doit aboutir à une production achevée. La qualité de cette réalisation sera un critère d’évaluation déterminant. La production finale peut prendre diverses formes (pages HTML, vidéo, dossier papier, expérience scientifique, création littéraire ou artistique... Ces réalisations doivent mettre l’accent sur la créativité des élèves.

 
   Les ACF permettent aux élèves :
- d’acquérir différemment des savoirs, des savoir être et des savoir faire,
- de développer une activité cohérente ou complémentaire avec un projet de formation (scolaire, culturel, professionnel...),
- d’acquérir une formation à l’organisation d’un projet et à la communication.

En d'autres termes (ma définition) :

   Une ACF (Activité Complémentaire de Formation), c'est un projet que des élèves doivent mener à l'année. Un groupe doit se constituer. Ce groupe doit être interniveaux (secondes, premières et term') et il ne doit pas y avoir que des filles ou que des garçons (dans la mesure du possible). On peut faire en gros ce qu'on veut tant qu'il y a un but pédagogique au bout. Et c'est ce qui fait la particularité du LPI. J'y tiens beaucoup et en général, les autres LPiens aussi.


... ... ... ... ... ... ... ...

   Voilà, maintenant que vous comprenez tout (normalement ^^), je peux me lancer.

   Cette année, je suis dans une ACF extra et voilà, je voulais le signaler et faire cet article dessus parce que c'est très important pour moi. Notre ACF s'appelle 7èmeArtCF et elle est constituée de personnes extra ! Je le dis parce que je le pense sincérement et parce que c'est vrai. Nous sommes 11 (12 ? ^^) et nous respectons il y a tous les niveaux : 3 premières, 7 terminales et 1 secondes ^^ ! Notre petite seconde, on en a qu'une alors on la bichonne ! =D Julietita...
   En quoi consiste cette ACF ? Bonne question ! Alors, en gros, nous sommes tous, dans le groupe passionés par l'espagnol et/ou le cinéma. Nous voulons donc organiser un mini-festival de cinéma au Dietrich (cinéma d'Art et d'Essai de Poitiers). Les films hispaniques (pas que Espagne, surtout Amérique latine) présentés à ce mini-festival seraient autour du thème "Historias de familia". Et voilà ! 
   Ah ! J'allais oublier la cerise sur le gâteau... Nos professeurs ("su Alteza" José María Cuenca Montesino ^^  et Mme Normand [la divinidad de las divinidades ^^ ... o "No-Alteza del teclado" ... segura de que ella prefiere el primero XD]) essaient de nous faire partir... AU MEXIQUE !!! =D Pour cela, ils ont même érigé dans la salle des profs un autel pour la Pachamama, avec des offrandes, des statuettes et tout et tout. EXTRA !
   Ainsi, chaque "finde" (WE), je me retrouve avec un ou deux films à regarder... pour mon plus grand plaisir. Je suis très euh... sensible ? et donc, en général, ce "visionnage" de film termine par des larmes et comme par hasard, mes parents arrivent toujours à ce moment là... Bref ! "Su Alteza" a même inventé une nouvelle échelle : el nivel lacrimógeno (le niveau lacrymogène/ lacrymogène : qui provoque des larmes). Ainsi, pour le dernier film que j'ai regardé "Cielito", el nivel lacrimógeno de la peli = 3 kleenex sobre una escala de 4 (niveau lacrymogène du film = 3 kleenex sur une échelle de 4)... Voilà voilà ! On s'amuse bien... ^^

   
   Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui ! Enfin... peut-être qu'il y en aura un peu plus plus tard mais pour le moment, je m'arrête là. Je vous raconterai nos aventures en ACF dans les prochains épisodes de ce blog ! 


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Par María
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Dimanche 7 octobre 2007

   Si vous avez un peu de temps, je vous laisse lire cette "petite" nouvelle sortie des cartons, qui date de l'année dernière. Ecrite en collaboration avec Moon. C'était un travail de français. Le but était d'écrire une nouvelle pouvant s'inscrire dans "Chroniques martiennes" de Bradburry. Je vous laisse réfléchir sur la fin du texte. Comme d'habitude, j'attends vos réaction !



La bête

   Le soleil se levait sur les collines bleues de Mars. Peu à peu, il peignait des rayons d'or sur les villes, les ruines de pierre bâties des siècles plus tôt, qui avaient abrité des civilisations entières. Tout était calme. Aucun bruit, juste le silence, toujours le silence, lourd, profond. 
 

   William s'était réveillé avec le lever du jour. Il attendit quelques instants, en essayant de distinguer un bruit, un murmure, mais rien. Il pouvait y aller, ses gardiens dormaient. Il se leva, posa Didu sur son oreiller et quitta la pièce. La main tâtonnant sur le mur froid et métallique, il atteignit la porte. Il se dressa sur la pointe des pieds pour appuyer sur le bouton gris qui en commandait l'ouverture. Un claquement sec et froid se fit entendre. William soupira : il lui restait tant d'épreuves avant de trouver la liberté ! 

 

   Tous les matins, c'était la même chose, il fallait traverser le salon, la cuisine et un long couloir pour enfin arriver à l'entrée, devant la grande porte d'acier. Là, c'était le dernier obstacle, le plus agréable à franchir, celui qui faisait surmonter l'interdiction parentale, celui qui menait à l'extérieur. Il avait bien vu comment faire : il suffisait d'appuyer deux fois sur le petit bouton gris surmonté du signe de sa cité : ☼•↕ . William appuya. 

 

   Soudain, tout ne fut plus que fraîcheur, odeurs, vie ! Il était sorti de la cage métallique, de l'habitation stérile, insonorisée, sans aucune couleur dans laquelle il vivait. 

 

   Du haut de ses cinq ans, le petit Willy comme on l'appelait, courait. Il courait vers l'endroit le plus merveilleux qu'il connaissait. Il courait dans le sable argenté, dans la douce poussière de Mars. 

 

   Tout à coup, il le vit. Il l'attendait, assis par terre à côté du canal. Quand il aperçut William, il se redressa et lui adressa un petit geste de la main. L'autre lui tira la langue. Leur jeu commençait. Ils se couraient après, se sautaient dessus, se faisaient tomber, se mettaient sur le dos pour regarder le ciel el la Terre. Elle semblait si petite, si inaccessible, si loin cette Terre ! 

 

   Les deux enfants entreprirent ensuite de marcher en équilibre sur une barre de fer, au bord du canal. Le jeu était dangereux, mais ils l'avaient déjà fait. Cette fois-ci, ce fut différent. Pourquoi ce jour-ci et pas plus tard ? Pourquoi la barre roula-t-elle à ce moment ? Personne ne le sut ; la malchance, la fatalité, le destin, il en fut ainsi : la rembarde s'effondra et projeta les deux amis à l'eau. Elia, car c'était son nom nagea jusqu'à la rive. Il sortit de l'eau en riant de la peur qu'il avait eue lorsqu'il s'aperçut que, cette fois-ci, William ne l'avait pas suivi. Aussitôt, il plongea à la recherche de son ami et finit par palper un corps, encore chaud. Affolé, il le tira hors de l'eau. Willy vivrait. 

 

   John et sa femme s'étaient levés tard ce matin-là. Dans la chmabre de leur fils, ils avaient trouvé le lit vide, seul Didu, le lapin en peluche était posé sur l'oreiller. Ils étaient extrêmement inquiets. Ils avaient fouillé toute la maison, leur petit nid, ils avaient cherché partout, partout, partout. Ils avaient finalement du se résigner à aller voir dehors. Le paysage était lugubre : pas assez de Terriens, de maison, de vie ! 

 

   Après des heures de recherche, ils aperçurent deux formes au bord du canal. 

 

   Enfin, William ouvrit les yeux. 

 

   Les parents s'approchèrent. 

 

   La première chose qu'il vit fut le visage rassurant et souriant de son ami. 

 

   Ils s'approchèrent encore et virent penché sur leur fils un horrible personnage aux yeux jaunâtres qui tenait la tête de leur enfant entre ses six doigts. Que faisait cet odieux personnage ? Que faisait-il au fruit de leurs entrailles ? 

 

   William était bien, Elia lui maintenait la tête redressée pour qu'il puisse respirer. Son ami le rassurait et le berçait de ces mots si beaux qu'il ne comprenait pas. Il fixait le regard d'or plein d'amitié, d'amour qui l'observait attentivement. 

 

   « Il est en train de tuer Willy ce salaud ! Biggs me l'avait bien dit, ces Martiens, c'est tous des assassins ! La varicelles les a pas tous tués ! Tu vas voir ce que je vais faire à cet ordure ! » John dégaina son arme, la pointa sur Elia et tira. Celui-ci tomba sur le côté, légèrement, sans un bruit. Il n'avait même pas eu le temps de comprendre, de dire adieu à la vie, elle s'était éteinte comme une bougie sur laquelle on souffle par la simple volonté d'un homme. 

 

   La mère courut vers son fils, poussa du bout du pied le cadavre du petit Martien dans le canal et prit son fils dans ses bras. 

 

   « Voilà, mon chéri, n'aie plus peur, ne t'inquiètes pas, papa et maman sont là, ça va aller. Heureusement que nous sommes arrivés à temps ! Nous t'avons sauvés des griffes du méchants mon chéri, le méchant est parti. »

Par María
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Samedi 6 octobre 2007

   Je préfère vous prévenir tout de suite, des articles comme ça, vous n'en aurez pas tout les jours, loin de là ! Je ne suis pas une fervante patriote qui sort le drapeau français à chaque match de rugby, et encore moins pour le foot. En effet, le fait que le foot en particulier soit si médiatisé à une grande tendance à me faire râler un peu (beaucoup). Voyez-vous souvent à la télévision des épreuves de plongeon, de la danse ou encore du netball ? Je suis certaine que la plupart d'entre vous ne savent même pas ce qu'est le netball. C'est "normal", ce sport ne se pratique (à ma connaissance) pas en France donc, pourquoi le médiatiser voyons ? Aucun intêret ! J'entends déjà certains d'entre vous me lancer : "Mais voyons, il y a Canal Sat' si tu veux voir d'autre sport !" Et moi je vous dis : "¡ Tonterías !" Pfff, vous pensez vraiment que la grande majorité de la population française a "Canal Sat" ?! Or, il me semble que la télévision n'est pas faite seulement pour cette minorité de personne...
  Tant qu'on y est, continuons sur la lignée. Les publicités ! Ah ah, vaste sujet. Avez-vous remarqué que pendant les dessins animés, il y a des pubs de jouets, de gâteau, bonbons... pendant les séries comme "Les feux de l'amour", les publicités pour la lessive où les produits pour laves-vaisselles sont les gagnantes, et après, pendant une émission sur la Formule 1, paf, pub de voitures... Et vous savez pourquoi ??? Parce que le vrai but de la télévision (bon, ne radicalisons pas, on va dire que le but de certaines chaines), c'est de se faire du fric. Oui oui, du fric, rien que ça. Ainsi, certaines émissions (pas toutes heureusement, certaines arrivent à survivre) ne sont là que pour plonger le naïf téléspectateur dans une béatitude et de "déconnecter son cerveau". Je m'explique. Certaines émissions ne demandent pas de grands grands efforts intellectuels et ne font pas obligatoirement appel à notre matière grise. De ce fait, quand le moment des publicités arrive, ces mêmes cerveaux appartenant à ces mêmes téléspecteurs sont très réceptifs et tout prêt à tomber dans le panneau de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Et comme ça, les "grands" de ce monde s'en mettent plein les poches. Bonne technique. Saviez-vous que les publicités pendant le match Nouvelle-Zélande / France avaient coûté quelques millions d'euros ? Mais ne vous inquiétez pas pour les entreprises ayant financé ces publicités, elles seront toujours gagnantes...
   Euh... juste une dernière chose, je pense que nous sommes tous victimes de cette société et c'est déjà pas mal de s'en rendre compte... mais malheureusement, bien malheureusement, il est bien bien difficile d'y échapper.

   Bref, ce petit topo terminé, je me lance sur le sujet d'origine du jour, non sans rappeler que ça n'arrivera pas souvent. MATCH NOUVELLE-ZELANDE / FRANCE ... Il faut bien l'avouer, on n'y croyait plus mais... "Ne jamais dire jamais", n'est-ce pas ? En cet honneur, je crois qu' un petit WOUHOUUUU s'impose (désolée Méli, je sais qu'un jeune prince ne dit pas wou-hou ^^) !!! Vous vous rendez compte ?! La France vient de gagner contre la Nouvelle-Zélande (Miriam et Jovita : nananinanéreuuuh ! :P) naevus.gif naevus.gif naevus.gif naevus.gif naevus.gif

PS : Méli soutient le XV de France moralement en se musclant, je vous laisse admirer ses tablettes de colat... au sens propre du terme ! 
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   Ah ! J'allais oublier ! Méli a emprunté sa tête à Barbie qui lui a gracieusement prêtée pour causes de non dévoilement d'identitude !
Par María
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Samedi 6 octobre 2007
     Trois poèmes ici (avec sa traduction). Ils me tiennent à coeur. Vous en aurez peut-être d'autres plus tard. García Marquez, Neruda. Magnifique.



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Alma ausente
A mi querida amiga Encarnación López Júlvez

Porque te has muerto para siempre,

como todos los muertos de la Tierra,
como todos los muertos que se olvidan
en un montón de perros apagados.


No te conoce nadie. No. Pero yo te canto.
Yo canto para luego tu perfil y tu gracia.
La madurez insigne de tu conocimiento.
Tu apetencia de muerte y el gusto de su boca.
La tristeza que tuvo tu valiente alegría.


Tardará mucho tiempo en nacer, si es que nace,
un andaluz tan claro, tan rico de aventura.
Yo canto su elegancia con palabras que gimen
y recuerdo una brisa triste por los olivos.

Federico García Marquez

***

 

Ame absente
A ma chère amie Encarnación López Júlvez

Ni le taureau ni le figuier ne te connaissent
ni les chevaux ni les fourmis de ta maison.

Ni l'enfant ni le soir ne te connait
parce que tu es mort pour toujours.



Ni l'arrête de la pierre ne te connaît,
ni le satin noir où tu te défais,
ni ton souvenir muet ne te connaît
parce que tu es mort pour toujours.

L'automne viendra avec ses conques,
raisins de nuages et cimes regroupées,
Mais nul ne voudra regarder dans tes yeux
parce que tu es mort pour toujours.

Parce que tu es mort pour toujours,
comme tous les morts de la Terre,
comme tous les morts qu'on oublie
dans un amas de chiens éteints.

Nul ne te connaît plus. Non. Pourtant, moi, je te chante.

Je chante pour des lendemains ton allure et ta grâce.
La maturité insigne de ton savoir.
Ton appétit de mort et le goût de sa bouche.
La tristesse que cachaient ta joie et ta bravoure.

Il tardera longtemps à naître, s'il naît un jour,
un Andalou si noble, si riche d'aventures.
Je chante son élégance sur un ton de plainte
et je me souviens d'une brise dans les oliviers.

Federico García Marquez

   Federico García Lorca, poète espagnol, a écrit  ce poème après la mort du torero Ignacio Sánchez Mejías, le fiancé de son amie Encarnación López Júlvez.





La Poesía

Y fue a esa edad ... Llegó la poesía
a buscarme. No sé, no sé de dónde
salió, de invierno o río.
No sé cómo ni cuándo,
no, no eran voces, no eran
palabras, ni silencio,
pero desde una calle me llamaba,
desde las ramas de la noche,
de pronto entre los otros,
entre fuegos violentos
o regresando solo,
allí estaba sin rostro
y me tocaba.


Yo no sabía qué decir, mi boca

no sabía
nombrar,
mis ojos eran ciegos,
y algo golpeaba en mi alma,
fiebre o alas perdidas,
y me fui haciendo solo,
descifrando
aquella quemadura,
y escribí la primera línea vaga,
vaga, sin cuerpo, pura
tontería,
pura sabiduría
del que no sabe nada
y vi de pronto
el cielo
desgranado
y abierto,
planetas,
plantaciones palpitantes,
la sombra perforada,
acribillada
por flechas, fuego y flores,
la noche arrolladora, el universo.


Y yo, mínimo ser,
ebrio del gran vacío
constelado,
a semejanza, a imagen
del misterio,
me sentí parte pura
del abismo,
rodé con las estrellas,
mi corazón se desató en el viento.


Pablo Neruda

***


La Poésie

Et ce fut à cet âge... La poésie
vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d'où
elle surgit, de l'hiver ou du fleuve.
Je ne sais ni comment ni quand,
non, ce n'étaient pas des voix, ce n'étaient pas
des mots, ni le silence:
d'une rue elle me hélait,
des branches de la nuit,
soudain parmi les autres,
parmi des feux violents
ou dans le retour solitaire,
sans visage elle était là
et me touchait.


Je ne savais que dire, ma bouche
ne savait pas
nommer,
mes yeux étaient aveugles,
et quelque chose cognait dans mon âme,
fièvre ou ailes perdues,
je me formai seul peu à peu,
déchiffrant
cette brûlure,
et j'écrivis la première ligne confuse,
confuse, sans corps, pure
ânerie,
pur savoir
de celui-là qui ne sait rien,
et je vis tout à coup
le ciel
égrené
et ouvert,
des planètes,
des plantations vibrantes,
l'ombre perforée,
criblée
de flèches, de feu et de fleurs,
la nuit qui roule et qui écrase, l'univers.


Et moi, infime créature,
grisé par le grand vide
constellé,
à l'instar, à l'image
du mystère,
je me sentis pure partie
de l'abîme,
je roulai avec les étoiles,
mon coeur se dénoua dans le vent.


Pablo Neruda


***
***

***

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Poema 20

 

Puedo escribir los versos mas tristes esta noche.


Escribir, por ejemplo: "La noche esta estrellada, y
tiritan, azules, los astros, a lo lejos".


El viento de la noche gira en el cielo y canta.


Puedo escribir los versos mas tristes esta noche.
Yo la quise, y a veces ella también me quiso.


En las noches como esta la tuve entre mis brazos.
La bese tantas veces bajo el cielo infinito.


Ella me quiso, a veces yo también la quería.
Como no haber amado sus grandes ojos fijos.


Puedo escribir los versos mas tristes esta noche.
Pensar que no la tengo. Sentir que la he perdido.


Oír la noche inmensa, mas inmensa sin ella.
Y el verso cae al alma como al pasto el rocío.


Que importa que mi amor no pudiera guardarla.
La noche esta estrellada y ella no esta conmigo.


Eso es todo. A lo lejos alguien canta. A lo lejos.
Mi alma no se contenta con haberla perdido.


Como para acercarla mi mirada la busca.
Mi corazón la busca, y ella no esta conmigo.


La misma noche que hace blanquear los mismos arboles.
Nosotros, los de entonces, ya no somos los mismos.


Ya no la quiero, es cierto, pero cuanto la quise.
Mi voz buscaba el viento para tocar su oído.


De otro. Será de otro. Como antes de mis besos.
Su voz, su cuerpo claro. Sus ojos infinitos.


Ya no la quiero, es cierto, pero tal vez la quiero.
Es tan corto el amor, y es tan largo el olvido.


Porque en noches como esta la tuve entre mis brazos,
mi alma no se contenta con haberla perdido.


Aunque este sea el ultimo dolor que ella me causa,
y estos sean los últimos versos que yo le escribo.


Pablo Neruda


***

 

Poème XX

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.


Écrire, par exemple: "La nuit est étoilée
et les astres d'azur tremblent dans le lointain."


Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante.


Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.


Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.


Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.


Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue.


Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.


Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.


Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin.
Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.


Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.


Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes.


je ne l'aime plus, c'est vrai. Pourtant, combien je l'aimais.
Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.


A un autre. A un autre elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers.
Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis.


je ne l'aime plus, c'est vrai, pourtant, peut-être je l'aime.
Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.


C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras
et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.


Même si cette douleur est la dernière par elle
et même si ce poème est les derniers vers pour elle.


Pablo Neruda

 

Par María
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Estrellita efímera...

  • : Huellas pequeñitas en nieve de marzo...
  • lullalul
  • : *** Soy una estrellita... Je suis une étoile, une petite étoile, une toute petite étoile perdue dans ce monde immense, trop grand... un ser efímero, una estrella que poco a poco se apagará... ***
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